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Un colosse pour deux

par Rémi 4 Décembre 2013, 20:14 alpinisme

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Pour ouvrir  la "saison de cascades", les morts de faim (ie : Ice-zombie) comme Jean et moi, sommes à l'affut du yoyo de températures, des pluies d'automne et des premières chutes de neige...depuis des semaines.

Des le reveil, un coup de Méteo France 05 - bulletin nivo et atmo, puis un oeil sur les sites de reporting de sorties en buvant le café...etc    

ET cette année, cadeau du ciel; dès le 2 décembre quelques sombres vallons recèlent deja leur petit lot de glace, fine grise bulleuses et raides.   

Direction  Le vallon du fournel, ou "oh miracle" la voiture et les pneus contact, nous déposent à 6H au terminus juste avant le parc à moutons.

On est tellement préssé-stréssé qu'on se gourre dans le noir...perte sèche 40 minutes.

Finalement au petit jour, on aterrit au pied du "Colosse de Rhodes", la plus longue cascade du Vallon, un grade 4/4+ de 700 mêtres et 6 grands ressauts, entrecoupés de gorges peu raides et de petits "coup de cul"....attention sortie par le haut indispensable.    

 

  A l'aube,  Au pied du mur, le glacieriste tremble...moi en l'occurence, une bonne boule au ventre, comme chaque debut de saison...

Vite le reptilien reprend le dessus avec ses automatismes de brute, ses coups qui portent et ses equilibres de danseuses en armure.

ça monte bien, le troisième ressaut complexe et tres fin donne un poil de fil à retordre à Jean...ici savoir se protéger est parfois un art difficile.  

On sort de l'avant dernier ressaut, à 14H et bien frit, en croyant avoir fini...Gloups...  

Il reste un grand mur de 2 longueurs, bien raidasse, on est 3 heures avant la nuit et le descente prend de une à deux heure si on se paume pas.

Le froid a achevé mon iphone et seule notre mémoire se rappele de l'itinéraire de retour (vive le zero papier)... regloups...bon on cherche des traces de descente...on se gourre un peu dans les barres, on perd la trace soufflée par le vent, on la retrouve...finalement en deux heures de bartasse raides et de dalles schisteuses-foireuses, vaguement enneigés on arrive au fond du vallon...il est 16H15...on a bien fait de renoncer au derniers 80 mètres. 

 Une sacré journée, ou l'on flirte avec le plaisir et le risque, le sourire et l'inquiétude.    

 

 

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