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Raid en Vanoise (8-12 août 2016)

par Alpinisme Escalade Ski Randos au CAF Marseille 1 Novembre 2016, 20:01

Raid en Vanoise (8-12 août 2016)

 

Cette année, c’est de nouveau en Vanoise que se donnent rendez-vous 6 cafistes de Marseille-Provence pour 5 jours de randonnée. Cette fois-ci, le compte-rendu est une œuvre unique, commune et très complète, constituée par le résumé d’une journée par chacun des participants. Pour davantage de détails techniques, n’hésitez pas à me contacter, tout comme si vous souhaitez connaître l’itinéraire d’une autre escapade dans la région en 5 jours autour de la Grande Casse.

Je vous laisse boire leurs propos non sans vous exprimer ma joie profonde d’avoir mené ce petit groupe très sympathique, c’était un vrai régal, et vous donner rendez-vous le week-end en bivouac ou l’été prochain pour de nouvelles aventures.

                                                                                                                                Cécile Berrouiller

Premier jour (par Jacques H.)

 

Après quelques échanges de mail pour ajuster au mieux  le covoiturage nous voilà prêt pour un départ pour la Vanoise.

Pour Estelle, Agnès, Marine et Jacques c’est un départ à partir de la place  Castellane à 6h le lundi 8 août  dans la voiture de Marine.

Estelle nous fait remarquer la nécessité pour elle de faire de l’auto-stop pour nous rejoindre et Marine l’obligation de négocier  avec son ami la voiture initialement prévue pour les loisirs de ce dernier.

L’inquiétude quant à la contenance du coffre est vite dissipée : les sacs rentrent sans problème.

Nous voilà partis pour rejoindre Cécile et Sylvie déjà présentes dans les Alpes.

Le GPS nous indique au travers d’une  charmante voix féminine le chemin à prendre : ce sera la vallée du Rhône et non les Alpes de Haute-Provence.

Direction  Pralognan,  arrivée prévue à 11 h30.

Apres un petit détour au niveau de Moûtiers  (petit crochet en montagne lié à l’incorrigible GPS),  nous arrivons à 11 h 40  au parking du bouquetin à Pralognan-la-Vanoise.

Arrivés sur place Cécile nous propose de nous rapprocher du départ de la randonnée en voiture. Nous arrivons sur un parking particulièrement encombré nécessitant de mettre les voitures l’une derrière l’autre.

Mais quel spectacle ! Super, la montagne s’offre  à nous ! Nous voilà pris par la fièvre de l’envie de découvrir ces lieux magiques ! Ce sera tout d’abord  changement de vêtement, ajustement des sacs à dos et puis c’est le départ vers cette nouvelle aventure.

Cécile nous précise les lieux de couchages et la durée des randonnées.

            J1 : lundi 8 août : Marseille-Pralognan-la-Vanoise- Refuge du Col de la Vanoise (4h)

            J2  : mardi 9 août : Refuge du Cal de la Vanoise - Refuge de la Valette (5h30)

            J3 : mercredi 10 août : Refuge de la Valette - Refuge Péclet-Polset (7h)

            J4 : jeudi 11 août : Refuge Péclet-Polset - Refuge du Saut (5h)

            J5 : vendredi 12 août : Refuge du Saut - Pralognan la Vanoise (5h30)

 

Etant proche de 13 h, il est décidé de déjeuner à l ombre sous le couvert végétal qui borde le chemin d’accès au col de la Vanoise. Puis après une petite demis heure c’est l’ascension, chacun prend son

rythme de marche  et découvre au fur et à mesure les paysages que nous livrent la nature.

Durant le parcours nous traversons  des zones d’eau dotées d’opus incertum qui évitent que l’on se mouille les pieds. On croise également un 4X4 dont le chauffeur nous fait comprendre bruyamment que nous ne sommes pas obligatoirement sur le bon chemin.

Puis après quelques petites heures de marche nous arrivons au refuge du nom du col.

On découvre plusieurs bâtisses d’âge différent, nous pénétrons dans celle qui paraît la plus récente  et positionnée au centre.

 

On comprend rapidement au regard de l aménagement de la pièce  qu’il faut enlever les chaussures et se doter de chausse-pieds de différentes formes et couleurs.

Puis nous sommes accueilli par un personnel très gentil qui nous indique le numéro de notre dortoir de 12 personnes et nous donnes un jeton pour prendre notre douche.

Nous sympathisons très rapidement avec nos colocataires venant de Barcelone et d’Andorre. Ces derniers nous font part de leur périple à travers les Alpes dans lesquelles ils sont depuis plusieurs jours.

L’heure du  repas arrive assez rapidement.  Notre table est identifiée et le dîner est particulièrement riche : soupe à base de lentille, plat de résistance avec semoule et tajine de poulet, fromage et dessert, le tout excellent.

Durant le repas nous découvrons avec délice un petit troupeau de bouquetins qu’Agnès et Marine prennent en photos

La soirée se poursuit avec un jeu de société « Uno » qui demande une grande attention : Marine en la matière mérite une médaille d’or car elle est souvent la gagnante.

Puis la nuit nous pousse dans nos lits et c’est le début d’un concert mémorable  de trompettes pour une grande partie de la nuit.

 

 

 

 

Deuxième jour (par Sylvie L.)

            Lever matinal dans le nouveau bâtiment de l'historique refuge du Col de La Vanoise, très confortable pour une altitude de 2516 m. Alors que le brouillard s'est éclipsé, le Club des Cinq cafistes de Marseille-Provence s'ébroue dans l'air frais et s'engage dans une descente pour mieux remonter ensuite derrière notre guide - Cécile Berrouiller -

Que croyez-vous ?

C'est comme ça la journée d'un Cafiste-randonneur. Elle s'oriente schématiquement en diagonales ascendantes, descendantes, voire transcendantes autour d'un vin chaud et d'une partie de Uno… (Chutttttt, je ne vous en dirais pas plus, j'ai promis de me taire.).

La descente nous conduit de l'étage alpin à l'étage subalpin d'où nous pouvons apercevoir le parking des Fontanelles où nos véhicules dorment paisiblement.

 

A force de descendre, vers 1800m., nous rejoignons la bifurcation vers le bien-nommé : Col du Grand Marchet. Nous progressons bravement sur un sentier fait de lacets escarpés. Quelques passages délicats sont sécurisés par des mains courantes ou bien équipés de quelques barreaux de via-ferrata sur quelques pas.

 

Après un replat minéral dans le magnifique cirque du Dard, nous progressons prudemment dans une pente instable et raide. Nous sortons victorieux au Col, juste avant que le brouillard ne le gagne à son tour.

Ici, j'admire en secret la pugnacité de Cécile qui porte un lourd sac contenant la fameuse corde «réglementaire».

Je ne m'explique pas pourquoi la sécurité doit porter atteinte aux lombaires alors que, par essence, la montagne est un terrain d'aventure instable sous les pieds et au-dessus la tête. Le risque zéro n'existe pas, le dos lui, existe ! Nous ne sommes tout de même pas sur les pentes du K2 !

Le jour où il me faudra parcourir les sentiers avec un casque pour me préserver des chamois joueurs et une armure «réglementaire », ce jour là, la montagne ne sera plus ce formidable espace de liberté d'être et de parcourir, en toute conscience, une réalité loin de l'imaginaire accidentogène. Un bon montagnard est celui qui revient vivant comme l'écrivait Samivel. La montagne apprend à dire : NON. « - Non, je n'y vais pas, ce jour là, cette météo ci, ce n'est pas le bon jour. » Point. Barres de rochers… Un montagnard a l'assurance de ce qu'il est là où il est, sans l'assurance de ce qu'il adviendra. Ce théorème l'emporte sur le Code des Assurances selon moi et guide ses pas.

    

Bref…..De l'autre côté du col du Grand Marchet, une fine pluie déperlante et auto-séchante nous attend. Nous demandons alors aux cieux son arrêt qui se produit, bien évidemment au moment du pique-nique et nous laisse juste le temps de manger.

Après une courte montée digestive vers un col sans Nom au travers du Roc du Tambour (dissimulé dans les nuages et nous aussi), nous plongeons vers le refuge de La Valette, un « refuge à l'ancienne » de 44 places en version « Small is beautifull », pile-poil quand la pluie devient mouillante.

Lavage au robinet d'eau froide à glacée, au tuyau d'arrosage ou à la douche chaude pour les plus courageux qui attendent leur tour à l'extérieur des locaux. Nous nous organisons pour le mieux dans cet espace exigu et chauffé au meilleur combustible qu'il soit : la chaleur humaine.

Après cette journée où la météo variable nous a épargné et où Cécile nous a accompagné à un bon port, un chalet là-haut dans la montagne, nous dormons bien collé-serré après une bonne et courte soirée conviviale.

 

 

 

 

Troisième jour (par Agnès C.)

 

Partis du refuge de la Valette dans le brouillard à 7h1/4, on était bien contents de se diriger vers le confortable refuge Péclet-Polset, même si, Cécile nous avait prévenus, la journée allait être dure, il ne faudrait pas trainer ! D’autant qu’on avait dit OK pour l’option « aventure », comprenez recherche d’itinéraire dans le brouillard pour dénicher un sentier au début vraiment très discret mais qui permettait de passer par des endroits peu fréquentés et d’autant plus magnifiques. Avec les quelques piétinements dus à la recherche d’itinéraire et l’indiscipline de certaines, les 7h30 annoncées furent plutôt 8 mais sans regret. Pour la traileuse Marine, une occasion d’être enfin un peu fatiguée, pour Estelle, celle de démontrer une fois de plus que « qui va piano va sano, qui va sano, va lontano », pour Jacques l’imperturbable, celle de se faire rabrouer en essayant d’apaiser Cécile qui pestait contre les rebelles Sylvie et Agnès, pour Sylvie celle de faire sa rebelle, encore (!), et pour Cécile celle de montrer que quand même, la maîtrise du GPS et de la lecture de carte, c’est vraiment très utile ! Quant-à Agnès, quelques mètres après avoir fanfaronné avec sa deuxième paire de chaussures sèches et ses super chaussettes des bergers cathares, Paf, lacet explosé ! Première petite leçon d’humilité. Mais quels spectacles ! De la levée progressive de la brume, des perles de rosée gelées brillant au soleil levant, des moutons et une bergère accompagnée de deux gentils chiens que nous croisons juste sur une crête, -idéal pour les photos avec les montagnes en arrière-plan- sans parler des innombrables gentianes, joubarbes, et autres asters multiples et variées, des chamois, des marmottes, des vaches et des jolis torrents à traverser ! C’est là qu’Agnès nous fait carrément un refus devant l’obstacle. Mais les hispano-catalano-andorrois qui suivent à peu près notre parcours depuis deux jours proposent un autre passage un peu plus haut. Quand on le sent pas… Cette deuxième petite leçon d’humilité rappelle une fois de plus que comme le disaient les vieux Excurs : « la montagne enseigne à vouloir et entraine à pouvoir ». Merci le guidos au sourire enchanteur ! (N’est-ce pas Cécile qui n’oubliera pas de lui demander son 06 à l’heure des adieux !). Ceci dit, qui avait encore les pieds secs en arrivant au refuge ?!... 

Mais le CAF de Marseille y ayant laissé quelques souvenirs mémorables en 2015, mais y avons été aux petits soins ! En effet, nous étions sur le lieu du drame, où une intoxication alimentaire à la chips corrompue avait donné l’occasion à Cécile de manger le carrelage : deux dents quand même ! A Péclet-Polset, le souvenir de la frayeur de cette perte de connaissance et de ses conséquences avait laissé quelques traces… Du coup, nous avons pu bénéficier du chauffage pour sécher nos chaussures et de bien des prévenances mais globalement, le personnel de ce refuge était super accueillant avec tout le monde : croziflette et génépi à gogo pour tous !  Quelle journée ! A part l’énorme catastrophe de la soirée (pas de Uno disponible !), tout était parfait, y compris les petits délices échangés à midi (Lonzo de Corse, pâté de sanglier provençal, biscuits et fruits secs à gogo, etc, etc…) Merci à tous !!

 

 

Quatrième jour (par Marine G.) : On y va, on n’y va pas...

            Ce  jeudi 11/08, c’est la journée tranquille ! Au programme, photos, lac, pique nique, petite sieste… Ce programme nous fait rêver !

Lever 7h, chouette on prend le temps et petit dej’ à 7h30 voir avant pour certains ;)… Du bon pain, des seaux nutella, chocolat en poudre (hein Agnès ;)), ca s’annonce bien !

On part vers 8h00 du refuge Peclet- Polset et on commence notre randonnée dans le brouillard mais c’est pas grave , le temps est annoncé au beau mais c’est un peu frisquette !

On avance petit à petit et le soleil pointe son nez……. C’est trop beau ! Un peu avant le col du Soufre à 2800m on s’accorde une petite pause pour grimper un peu plus haut et profiter de cette vue magnifique  sans ces satanés sacs à dos! Notre Sylvie en profite pour tester le ski chaussures dans une jolie pente……Peut être un effet secondaire du Génepy de la veille J !

 

On grimpe et là… quelle vue sur cette petite arête qu’on vient de crapahuter ! Jacques très à l’aise ! On prend de superbes photos avec cette vue face à nous ! Il ne fait pas chaud mais on est tous contents ! Agnès et moi on fait la chasse aux fleurs…… les Gentianes, ces jolis petits bouquets bleus…. Et Cécile résout nos énigmes quant on demande leurs petits noms !

 

 

On arrive au niveau du Glacier Gébroulaz, petite pause technique…… LOL indispensable à toutes nos journées La pause Technique ! On se retrouve dans un décor très montagne avec cette roche rougeâtre par endroit, encore une fois magnifique !

On Arpente ce sentier non aménagé et on papote et la question du jour arrive: «  On y va ou on n’y va pas ? » au lac Mont Coua ? Estelle et Agnès hésitent un peu mais pas longtemps…L’idée de pique niquer dans un endroit privilégié les poussent un peu, on oublie la fatigue et après une pause technique / ravito on se lance à l’assaut du Mont Coua tous ensemble !

On croise un chamois si prés de nous et nos jolies marmottes qui s’amusent avec nous ! On continue notre chasse aux fleurs et on fait des photos !

On arrive au lac Mont Coua et nos perspectives de sieste se concrétisent ! Apres bien sur la pause casse croute avec les sardines, paté de sanglier, lonzo CORSE , filet mignon et CHIPS…………. Ah noooooon surtout pas de chips !! On sait jamais hein Cécile ??!!

On prend le temps, on choisit notre lieu de spot pour apprécier le casse croute ! On est trop bien là ! jolie vue sur ce lac et on commence à regarder sur notre droite et encore la question du jour : «  On y va ou on n’y va pas ? » là-haut voir cet autre petit lac ??!

Bon on mange et on avise mais dans tous les cas on laissera nos sacs……… ils sont sympas et bien utiles mais purée gambader sans sac c’est pas mal quand même !

 

Estelle ? Agnes ? Mais bien sûr qu’elles viennent et vont continuer à crapahuter, on s’en moque de ces muscles qui les rappellent à l’ordre !

On est une équipe, on reste une équipe et on monte tous voir ce que la perspective un peu plus haut peut nous offrir ! Un grand spectacle, Un chamois que l’on mitraille de photos… Il danse sur le rocher…….Qu’est-ce-que j’aimerais grimper comme lui !

 

Après un petit moment passé à faire des photos et profité du moment, on redescend pour rejoindre nos sacs et qui sait…..tenter la sieste !

On se pause un peu, Agnès entreprend un lacet maison avec une jolie petite fleur jaune, notre photographe ou l’art de la déco !

 

Jacques prend un petit moment de repos, on est bien la !

Allez hop ! Et si continuait notre descente finale pour rejoindre notre prochaine étape, le refuge du Saut ! On descend tranquillement on observe toutes les fleurs…. Et la une fleur pas comme les autres !! Du Génepy !!!! ahhhhhhh !!  on ne peut pas le cueillir mais qu’est-ce-que ca sent bon !

Les couleurs des fleurs sont justes superbes et la descente est douce et épargne les genoux fatigués… J  On voit le refuge qui s’approche !

                                                             

Cécile nous initie a un petit jeu de funambule sur une belle poutre en bois au-dessus du ruisseau….. On se prend tous au jeu, plus ou moins aisément mais on s’amuse et c’est trop cool ! Chacun aura sa photo pour mettre en valeur sa posture aérienne (OU PAS J J) ! Cécile elle assure au jeu de funambule on sent la gymnaste !

 

Allez on repart, et la….. Cécile nez à nez avec une marmotte ! Trop drôle ! On attend que celle-ci veuille bien nous exposer son meilleur profil !

 

On arrive de plus en plus proche du refuge et Jacques veut prendre en photo un Lys Martagon… Il descend pour se rapprocher au plus prêt, il ne faudrait pas louper cette jolie photo ! Agnès en a dégagé une belle théorie….. Quand on n’a pas de zoom on a des jambes !! Ca m’a bien fait rire J

 

Le refuge est la ca y est on  est ! Trop mignon ! Un temps magnifique………. Trop chouette on va profiter un peu avant la longue et dernière étape de demain !

Opération douche... Temps imparti 2mn !!! Cécile est prem’s et on enchaine tous après avoir partagé une petite boisson offerte par Agnès, Jacques prend un bain de soleil, trop contents les pieds sans chaussures !

 

Sylvie fait sécher ses chaussettes au bon fumet des 2 personnes qui s’installent à côté… J Stratégie…… faire comme si de rien n’était et les laisser !

On fait le point sur le parcours du lendemain, il sera plus court mais plus raide… Aie…… Mais c’est grave Estelle, elle a un mental d’acier malgré son genou J

Et si on prenait un petit apéro avant le repas ?? On s’installe tous dans la salle Détente que l’accompagnateur très gracieux s’est approprié en chambre !

Désolée Jacques, mais le rituel nous impose comme chaque soir, une partie de UNO !!!!!!!!! Moi qui ne dis jamais UNO !! Un jeu un peu collant mais complet avec cette carte qui rend les parties très piquantes ! On échange les jeux ! Trop drôle !

Sylvie nous a négocié un petit apéro pris dans la salle détente, et servi en tenue s’il vous plait ! Un gros fou rire pour moi……… au moins ¼ d’heure…….. Que c’est bon ! Cela devrait être obligatoire en récup’ accompagné d’un vin chaud pour tout le monde !

 

On bon dernier petit repas ou chacun se confie un peu, des travails passionnants tournés vers les autres……. Un moment encore très enrichissant !

Une partie de UNO pour ne pas perdre nos habitudes mais Jacques a déserté le malin J, encore un bon moment partagé avant les photos en nocturnes et les conseils très précieux d’Agnés ! J Un dernier petit fou rire en toute discrétion et hop au dodo avant la dernière aventure du lendemain pour conclure ce très voyage en Vanoise !

Encore merci à tous, Cécile, Agnès, Jacques, Estelle et  Sylvie, je me suis régalée !

Cinquième jour (par Estelle R.)

            Après une nuit plus ou moins paisible passée dans l'annexe très bien aménagée du refuge du Saut, nous partons à l’aube dans une atmosphère fraîche, sous un ciel clair et lumineux. La première montée de 200 mètres, bien raide, entamée par Sylvie avec beaucoup d’énergie, est l’occasion de laisser vagabonder son esprit. C’est le dernier jour et inévitablement on commence à penser au retour, notamment vers Marseille, son bruit et sa chaleur. Mais ce n’est pas encore d’actualité : nous traversons d’abord un plateau recouvert d’une prairie fleurie, tapissée de givre dans l’ombre bleutée, pendant que le soleil se lève vers 7h45 et illumine le versant opposé.

La montée suivante nous mène au col de Chanrouge à 2530 mètres. Dans le soleil levant, c’est un véritable éblouissement, au sens propre comme au sens figuré … La vue à 180 degrés se prolonge jusqu'au Mont Blanc. Pendant le quart d’heure de pause, l’occupation principale est malheureusement la réception des premiers textos nous apportant des nouvelles du gros incendie, d'origine criminelle, qui vient de dévaster les Bouches-du-Rhône entre Vitrolles et les Pennes-Mirabeau. Comme on est bien, loin des fous !

 

La descente qui suit le col est tranquille, avec des plats herbeux bien agréables pour les gambettes, et la traversée d'un petit troupeau de vaches aucunement dérangées par notre présence. Marine complète son herbier photographique et sa culture botanique en se faisant confirmer quelques noms de fleurs, jusqu’au moment de notre rencontre avec une marmotte très photogénique, qui se découpe en haut d'un rocher: C’est alors elle qui attire les flash et Agnès qui réussit LA photo de cette nouvelle star.

 

Passant devant une ferme (début du retour à la « civilisation »), nous entamons ensuite la dernière montée sur une piste, où les plus sportifs trouvent l’occasion de se lancer un défi en accélérant le rythme. Marine, traileuse émérite, gagne haut la main en parcourant toute la piste à vive allure, pendant qu’une partie du groupe adopte un pas plus lent et décide de prendre un raccourci piétiné par les vaches et bordé de bouses odorantes. L’arrivée au col des Saulces donne lieu à une pause bien méritée, à multiples usages: photos de groupe, grignotage, changement de chaussures, discussion sur les vertus du savon de Marseille pour enlever les taches tenaces, etc.

La dernière descente (800m) constitue une épreuve pour les jambes de chacun, mais notamment pour celles d'Estelle, qui termine l’étape sur les rotules. Ceci dit, les nombreux randonneurs croisés en route et qui grimpent vers le col sous un soleil rayonnant nous semblent nettement plus à plaindre. Quant au paysage qui nous entoure, il compense largement nos efforts par sa beauté et sa variété : parsemé par de nombreuses formations rocheuses remarquables comme des falaises, rochers découpés, brèches en forme d'entonnoir, arche de pierre. Le pique-nique dans la vallée est un moment de détente et de satisfaction, puis une petite promenade nous mène au centre de Pralognan, pour le dernier verre – ou la dernière glace - avant le départ. Jacques peut enfin s'acheter des bâtons de rando dignes de lui, avec des super suspensions ((exit les « junior »). Les adieux ont lieu sur le parking des Bouquetins. Certaines vont encore profiter quelques jours de la montagne, les veinardes !

Pour Marine, au volant de sa voiture, Agnès, Jacques et Estelle, covoiturés, c’est le début du long retour vers Marseille. Et effectivement, le premier embouteillage - mais heureusement le seul - nous attend à Valence. Le citron pressé et le café bus par Marine à Pralognan ont été efficaces. Elle se déchaîne en plaisanteries sur les touristes irresponsables ou inconscients qui s'en vont affronter avec leurs enfants les dangers de Marseille: puanteur, incendie, règlements de compte (de quoi faire des signalements à la Protection de l’Enfance !), ou parcourent des kilomètres dans la chaleur, manquant parfois défaillir, comme ce Parisien à tête de Tintin doublé sur l'autoroute, qui ventilait avec un air agonisant à sa fenêtre.

Au kilomètre 400, Jacques, tout étonné de ne pas recevoir de réponses aux mails envoyés à ses collègues, réalise enfin que le lundi 15 août est un jour férié : il se découvre de nouvelles perspectives de loisirs : kayak ou boulot tout seul dans son bureau ! Et lors de notre arrêt sur une aire d’autoroute après Valence, nous avons droit à un nouvel épisode signé Jacques : Avant de sortir de la voiture, il se pose une question cruciale : Fait-il froid, dois-je mettre ma veste ? Pour constater ensuite qu’il ne fait pas loin de 30 degrés … Finalement, à force de rire, le temps passe vite.

Peu avant l’arrivée à Marseille, l’odeur de brûlé sur l’autoroute est impressionnante, mais l’entrée dans la ville en soirée et un passage sur la Corniche nous permettent de reprendre pied dans la cité avec une certaine quiétude. Il faut sans doute aussi y voir les effets bénéfiques de plusieurs jours de randonnée. Souhaitons que ces effets se prolongent le plus longtemps possible pour tous les participants, non seulement à Marseille, mais jusque dans le Lot, où Agnès part s’installer.

            

Raid en Vanoise (8-12 août 2016)Raid en Vanoise (8-12 août 2016)

Premier jour (par Jacques H.)

 

Après quelques échanges de mail pour ajuster au mieux  le covoiturage nous voilà prêt pour un départ pour la Vanoise.

Pour Estelle, Agnès, Marine et Jacques c’est un départ à partir de la place  Castellane à 6h le lundi 8 août  dans la voiture de Marine.

Estelle nous fait remarquer la nécessité pour elle de faire de l’auto-stop pour nous rejoindre et Marine l’obligation de négocier  avec son ami la voiture initialement prévue pour les loisirs de ce dernier.

L’inquiétude quant à la contenance du coffre est vite dissipée : les sacs rentrent sans problème.

Nous voilà partis pour rejoindre Cécile et Sylvie déjà présentes dans les Alpes.

Le GPS nous indique au travers d’une  charmante voix féminine le chemin à prendre : ce sera la vallée du Rhône et non les Alpes de Haute-Provence.

Direction  Pralognan,  arrivée prévue à 11 h30.

Apres un petit détour au niveau de Moûtiers  (petit crochet en montagne lié à l’incorrigible GPS),  nous arrivons à 11 h 40  au parking du bouquetin à Pralognan-la-Vanoise.

Arrivés sur place Cécile nous propose de nous rapprocher du départ de la randonnée en voiture. Nous arrivons sur un parking particulièrement encombré nécessitant de mettre les voitures l’une derrière l’autre.

Mais quel spectacle ! Super, la montagne s’offre  à nous ! Nous voilà pris par la fièvre de l’envie de découvrir ces lieux magiques ! Ce sera tout d’abord  changement de vêtement, ajustement des sacs à dos et puis c’est le départ vers cette nouvelle aventure.

Cécile nous précise les lieux de couchages et la durée des randonnées.

            J1 : lundi 8 août : Marseille-Pralognan-la-Vanoise- Refuge du Col de la Vanoise (4h)

            J2  : mardi 9 août : Refuge du Cal de la Vanoise - Refuge de la Valette (5h30)

            J3 : mercredi 10 août : Refuge de la Valette - Refuge Péclet-Polset (7h)

            J4 : jeudi 11 août : Refuge Péclet-Polset - Refuge du Saut (5h)

            J5 : vendredi 12 août : Refuge du Saut - Pralognan la Vanoise (5h30)

 

Etant proche de 13 h, il est décidé de déjeuner à l ombre sous le couvert végétal qui borde le chemin d’accès au col de la Vanoise. Puis après une petite demis heure c’est l’ascension, chacun prend son

rythme de marche  et découvre au fur et à mesure les paysages que nous livrent la nature.

Durant le parcours nous traversons  des zones d’eau dotées d’opus incertum qui évitent que l’on se mouille les pieds. On croise également un 4X4 dont le chauffeur nous fait comprendre bruyamment que nous ne sommes pas obligatoirement sur le bon chemin.

Puis après quelques petites heures de marche nous arrivons au refuge du nom du col.

On découvre plusieurs bâtisses d’âge différent, nous pénétrons dans celle qui paraît la plus récente  et positionnée au centre.

 

On comprend rapidement au regard de l aménagement de la pièce  qu’il faut enlever les chaussures et se doter de chausse-pieds de différentes formes et couleurs.

Puis nous sommes accueilli par un personnel très gentil qui nous indique le numéro de notre dortoir de 12 personnes et nous donnes un jeton pour prendre notre douche.

Nous sympathisons très rapidement avec nos colocataires venant de Barcelone et d’Andorre. Ces derniers nous font part de leur périple à travers les Alpes dans lesquelles ils sont depuis plusieurs jours.

L’heure du  repas arrive assez rapidement.  Notre table est identifiée et le dîner est particulièrement riche : soupe à base de lentille, plat de résistance avec semoule et tajine de poulet, fromage et dessert, le tout excellent.

Durant le repas nous découvrons avec délice un petit troupeau de bouquetins qu’Agnès et Marine prennent en photos

La soirée se poursuit avec un jeu de société « Uno » qui demande une grande attention : Marine en la matière mérite une médaille d’or car elle est souvent la gagnante.

Puis la nuit nous pousse dans nos lits et c’est le début d’un concert mémorable  de trompettes pour une grande partie de la nuit.

Raid en Vanoise (8-12 août 2016)Raid en Vanoise (8-12 août 2016)
Raid en Vanoise (8-12 août 2016)Raid en Vanoise (8-12 août 2016)

Deuxième jour (par Sylvie L.)

            Lever matinal dans le nouveau bâtiment de l'historique refuge du Col de La Vanoise, très confortable pour une altitude de 2516 m. Alors que le brouillard s'est éclipsé, le Club des Cinq cafistes de Marseille-Provence s'ébroue dans l'air frais et s'engage dans une descente pour mieux remonter ensuite derrière notre guide - Cécile Berrouiller -

Que croyez-vous ?

C'est comme ça la journée d'un Cafiste-randonneur. Elle s'oriente schématiquement en diagonales ascendantes, descendantes, voire transcendantes autour d'un vin chaud et d'une partie de Uno… (Chutttttt, je ne vous en dirais pas plus, j'ai promis de me taire.).

La descente nous conduit de l'étage alpin à l'étage subalpin d'où nous pouvons apercevoir le parking des Fontanelles où nos véhicules dorment paisiblement.

 

A force de descendre, vers 1800m., nous rejoignons la bifurcation vers le bien-nommé : Col du Grand Marchet. Nous progressons bravement sur un sentier fait de lacets escarpés. Quelques passages délicats sont sécurisés par des mains courantes ou bien équipés de quelques barreaux de via-ferrata sur quelques pas.

 

Après un replat minéral dans le magnifique cirque du Dard, nous progressons prudemment dans une pente instable et raide. Nous sortons victorieux au Col, juste avant que le brouillard ne le gagne à son tour.

Ici, j'admire en secret la pugnacité de Cécile qui porte un lourd sac contenant la fameuse corde «réglementaire».

Je ne m'explique pas pourquoi la sécurité doit porter atteinte aux lombaires alors que, par essence, la montagne est un terrain d'aventure instable sous les pieds et au-dessus la tête. Le risque zéro n'existe pas, le dos lui, existe ! Nous ne sommes tout de même pas sur les pentes du K2 !

Le jour où il me faudra parcourir les sentiers avec un casque pour me préserver des chamois joueurs et une armure «réglementaire », ce jour là, la montagne ne sera plus ce formidable espace de liberté d'être et de parcourir, en toute conscience, une réalité loin de l'imaginaire accidentogène. Un bon montagnard est celui qui revient vivant comme l'écrivait Samivel. La montagne apprend à dire : NON. « - Non, je n'y vais pas, ce jour là, cette météo ci, ce n'est pas le bon jour. » Point. Barres de rochers… Un montagnard a l'assurance de ce qu'il est là où il est, sans l'assurance de ce qu'il adviendra. Ce théorème l'emporte sur le Code des Assurances selon moi et guide ses pas.

    

Bref…..De l'autre côté du col du Grand Marchet, une fine pluie déperlante et auto-séchante nous attend. Nous demandons alors aux cieux son arrêt qui se produit, bien évidemment au moment du pique-nique et nous laisse juste le temps de manger.

Après une courte montée digestive vers un col sans Nom au travers du Roc du Tambour (dissimulé dans les nuages et nous aussi), nous plongeons vers le refuge de La Valette, un « refuge à l'ancienne » de 44 places en version « Small is beautifull », pile-poil quand la pluie devient mouillante.

Lavage au robinet d'eau froide à glacée, au tuyau d'arrosage ou à la douche chaude pour les plus courageux qui attendent leur tour à l'extérieur des locaux. Nous nous organisons pour le mieux dans cet espace exigu et chauffé au meilleur combustible qu'il soit : la chaleur humaine.

Après cette journée où la météo variable nous a épargné et où Cécile nous a accompagné à un bon port, un chalet là-haut dans la montagne, nous dormons bien collé-serré après une bonne et courte soirée conviviale.

Raid en Vanoise (8-12 août 2016)

Troisième jour (par Agnès C.)

 

Partis du refuge de la Valette dans le brouillard à 7h1/4, on était bien contents de se diriger vers le confortable refuge Péclet-Polset, même si, Cécile nous avait prévenus, la journée allait être dure, il ne faudrait pas trainer ! D’autant qu’on avait dit OK pour l’option « aventure », comprenez recherche d’itinéraire dans le brouillard pour dénicher un sentier au début vraiment très discret mais qui permettait de passer par des endroits peu fréquentés et d’autant plus magnifiques. Avec les quelques piétinements dus à la recherche d’itinéraire et l’indiscipline de certaines, les 7h30 annoncées furent plutôt 8 mais sans regret. Pour la traileuse Marine, une occasion d’être enfin un peu fatiguée, pour Estelle, celle de démontrer une fois de plus que « qui va piano va sano, qui va sano, va lontano », pour Jacques l’imperturbable, celle de se faire rabrouer en essayant d’apaiser Cécile qui pestait contre les rebelles Sylvie et Agnès, pour Sylvie celle de faire sa rebelle, encore (!), et pour Cécile celle de montrer que quand même, la maîtrise du GPS et de la lecture de carte, c’est vraiment très utile ! Quant-à Agnès, quelques mètres après avoir fanfaronné avec sa deuxième paire de chaussures sèches et ses super chaussettes des bergers cathares, Paf, lacet explosé ! Première petite leçon d’humilité. Mais quels spectacles ! De la levée progressive de la brume, des perles de rosée gelées brillant au soleil levant, des moutons et une bergère accompagnée de deux gentils chiens que nous croisons juste sur une crête, -idéal pour les photos avec les montagnes en arrière-plan- sans parler des innombrables gentianes, joubarbes, et autres asters multiples et variées, des chamois, des marmottes, des vaches et des jolis torrents à traverser ! C’est là qu’Agnès nous fait carrément un refus devant l’obstacle. Mais les hispano-catalano-andorrois qui suivent à peu près notre parcours depuis deux jours proposent un autre passage un peu plus haut. Quand on le sent pas… Cette deuxième petite leçon d’humilité rappelle une fois de plus que comme le disaient les vieux Excurs : « la montagne enseigne à vouloir et entraine à pouvoir ». Merci le guidos au sourire enchanteur ! (N’est-ce pas Cécile qui n’oubliera pas de lui demander son 06 à l’heure des adieux !). Ceci dit, qui avait encore les pieds secs en arrivant au refuge ?!... 

Mais le CAF de Marseille y ayant laissé quelques souvenirs mémorables en 2015, mais y avons été aux petits soins ! En effet, nous étions sur le lieu du drame, où une intoxication alimentaire à la chips corrompue avait donné l’occasion à Cécile de manger le carrelage : deux dents quand même ! A Péclet-Polset, le souvenir de la frayeur de cette perte de connaissance et de ses conséquences avait laissé quelques traces… Du coup, nous avons pu bénéficier du chauffage pour sécher nos chaussures et de bien des prévenances mais globalement, le personnel de ce refuge était super accueillant avec tout le monde : croziflette et génépi à gogo pour tous !  Quelle journée ! A part l’énorme catastrophe de la soirée (pas de Uno disponible !), tout était parfait, y compris les petits délices échangés à midi (Lonzo de Corse, pâté de sanglier provençal, biscuits et fruits secs à gogo, etc, etc…) Merci à tous !!

Raid en Vanoise (8-12 août 2016)Raid en Vanoise (8-12 août 2016)
Raid en Vanoise (8-12 août 2016)
Raid en Vanoise (8-12 août 2016)Raid en Vanoise (8-12 août 2016)

Quatrième jour (par Marine G.) : On y va, on n’y va pas...

            Ce  jeudi 11/08, c’est la journée tranquille ! Au programme, photos, lac, pique nique, petite sieste… Ce programme nous fait rêver !

Lever 7h, chouette on prend le temps et petit dej’ à 7h30 voir avant pour certains ;)… Du bon pain, des seaux nutella, chocolat en poudre (hein Agnès ;)), ca s’annonce bien !

On part vers 8h00 du refuge Peclet- Polset et on commence notre randonnée dans le brouillard mais c’est pas grave , le temps est annoncé au beau mais c’est un peu frisquette !

On avance petit à petit et le soleil pointe son nez……. C’est trop beau ! Un peu avant le col du Soufre à 2800m on s’accorde une petite pause pour grimper un peu plus haut et profiter de cette vue magnifique  sans ces satanés sacs à dos! Notre Sylvie en profite pour tester le ski chaussures dans une jolie pente……Peut être un effet secondaire du Génepy de la veille J !

 

On grimpe et là… quelle vue sur cette petite arête qu’on vient de crapahuter ! Jacques très à l’aise ! On prend de superbes photos avec cette vue face à nous ! Il ne fait pas chaud mais on est tous contents ! Agnès et moi on fait la chasse aux fleurs…… les Gentianes, ces jolis petits bouquets bleus…. Et Cécile résout nos énigmes quant on demande leurs petits noms !

 

 

On arrive au niveau du Glacier Gébroulaz, petite pause technique…… LOL indispensable à toutes nos journées La pause Technique ! On se retrouve dans un décor très montagne avec cette roche rougeâtre par endroit, encore une fois magnifique !

On Arpente ce sentier non aménagé et on papote et la question du jour arrive: «  On y va ou on n’y va pas ? » au lac Mont Coua ? Estelle et Agnès hésitent un peu mais pas longtemps…L’idée de pique niquer dans un endroit privilégié les poussent un peu, on oublie la fatigue et après une pause technique / ravito on se lance à l’assaut du Mont Coua tous ensemble !

On croise un chamois si prés de nous et nos jolies marmottes qui s’amusent avec nous ! On continue notre chasse aux fleurs et on fait des photos !

On arrive au lac Mont Coua et nos perspectives de sieste se concrétisent ! Apres bien sur la pause casse croute avec les sardines, paté de sanglier, lonzo CORSE , filet mignon et CHIPS…………. Ah noooooon surtout pas de chips !! On sait jamais hein Cécile ??!!

On prend le temps, on choisit notre lieu de spot pour apprécier le casse croute ! On est trop bien là ! jolie vue sur ce lac et on commence à regarder sur notre droite et encore la question du jour : «  On y va ou on n’y va pas ? » là-haut voir cet autre petit lac ??!

Bon on mange et on avise mais dans tous les cas on laissera nos sacs……… ils sont sympas et bien utiles mais purée gambader sans sac c’est pas mal quand même !

 

Estelle ? Agnes ? Mais bien sûr qu’elles viennent et vont continuer à crapahuter, on s’en moque de ces muscles qui les rappellent à l’ordre !

On est une équipe, on reste une équipe et on monte tous voir ce que la perspective un peu plus haut peut nous offrir ! Un grand spectacle, Un chamois que l’on mitraille de photos… Il danse sur le rocher…….Qu’est-ce-que j’aimerais grimper comme lui !

 

Après un petit moment passé à faire des photos et profité du moment, on redescend pour rejoindre nos sacs et qui sait…..tenter la sieste !

On se pause un peu, Agnès entreprend un lacet maison avec une jolie petite fleur jaune, notre photographe ou l’art de la déco !

 

Jacques prend un petit moment de repos, on est bien la !

Allez hop ! Et si continuait notre descente finale pour rejoindre notre prochaine étape, le refuge du Saut ! On descend tranquillement on observe toutes les fleurs…. Et la une fleur pas comme les autres !! Du Génepy !!!! ahhhhhhh !!  on ne peut pas le cueillir mais qu’est-ce-que ca sent bon !

Les couleurs des fleurs sont justes superbes et la descente est douce et épargne les genoux fatigués… J  On voit le refuge qui s’approche !

Cécile nous initie a un petit jeu de funambule sur une belle poutre en bois au-dessus du ruisseau….. On se prend tous au jeu, plus ou moins aisément mais on s’amuse et c’est trop cool ! Chacun aura sa photo pour mettre en valeur sa posture aérienne (OU PAS J J) ! Cécile elle assure au jeu de funambule on sent la gymnaste !

 

Allez on repart, et la….. Cécile nez à nez avec une marmotte ! Trop drôle ! On attend que celle-ci veuille bien nous exposer son meilleur profil !

 

On arrive de plus en plus proche du refuge et Jacques veut prendre en photo un Lys Martagon… Il descend pour se rapprocher au plus prêt, il ne faudrait pas louper cette jolie photo ! Agnès en a dégagé une belle théorie….. Quand on n’a pas de zoom on a des jambes !! Ca m’a bien fait rire J

 

Le refuge est la ca y est on  est ! Trop mignon ! Un temps magnifique………. Trop chouette on va profiter un peu avant la longue et dernière étape de demain !

Opération douche... Temps imparti 2mn !!! Cécile est prem’s et on enchaine tous après avoir partagé une petite boisson offerte par Agnès, Jacques prend un bain de soleil, trop contents les pieds sans chaussures !

 

Sylvie fait sécher ses chaussettes au bon fumet des 2 personnes qui s’installent à côté…  Stratégie…… faire comme si de rien n’était et les laisser !

On fait le point sur le parcours du lendemain, il sera plus court mais plus raide… Aie…… Mais c’est grave Estelle, elle a un mental d’acier malgré son genou

Et si on prenait un petit apéro avant le repas ?? On s’installe tous dans la salle Détente que l’accompagnateur très gracieux s’est approprié en chambre !

Désolée Jacques, mais le rituel nous impose comme chaque soir, une partie de UNO !!!!!!!!! Moi qui ne dis jamais UNO !! Un jeu un peu collant mais complet avec cette carte qui rend les parties très piquantes ! On échange les jeux ! Trop drôle !

Sylvie nous a négocié un petit apéro pris dans la salle détente, et servi en tenue s’il vous plait ! Un gros fou rire pour moi……… au moins ¼ d’heure…….. Que c’est bon ! Cela devrait être obligatoire en récup’ accompagné d’un vin chaud pour tout le monde !

 

On bon dernier petit repas ou chacun se confie un peu, des travails passionnants tournés vers les autres……. Un moment encore très enrichissant !

Une partie de UNO pour ne pas perdre nos habitudes mais Jacques a déserté le malin J, encore un bon moment partagé avant les photos en nocturnes et les conseils très précieux d’Agnés ! J Un dernier petit fou rire en toute discrétion et hop au dodo avant la dernière aventure du lendemain pour conclure ce très voyage en Vanoise !

Encore merci à tous, Cécile, Agnès, Jacques, Estelle et  Sylvie, je me suis régalée !

Raid en Vanoise (8-12 août 2016)
Raid en Vanoise (8-12 août 2016)Raid en Vanoise (8-12 août 2016)
Raid en Vanoise (8-12 août 2016)

Cinquième jour (par Estelle R.)

            Après une nuit plus ou moins paisible passée dans l'annexe très bien aménagée du refuge du Saut, nous partons à l’aube dans une atmosphère fraîche, sous un ciel clair et lumineux. La première montée de 200 mètres, bien raide, entamée par Sylvie avec beaucoup d’énergie, est l’occasion de laisser vagabonder son esprit. C’est le dernier jour et inévitablement on commence à penser au retour, notamment vers Marseille, son bruit et sa chaleur. Mais ce n’est pas encore d’actualité : nous traversons d’abord un plateau recouvert d’une prairie fleurie, tapissée de givre dans l’ombre bleutée, pendant que le soleil se lève vers 7h45 et illumine le versant opposé.

La montée suivante nous mène au col de Chanrouge à 2530 mètres. Dans le soleil levant, c’est un véritable éblouissement, au sens propre comme au sens figuré … La vue à 180 degrés se prolonge jusqu'au Mont Blanc. Pendant le quart d’heure de pause, l’occupation principale est malheureusement la réception des premiers textos nous apportant des nouvelles du gros incendie, d'origine criminelle, qui vient de dévaster les Bouches-du-Rhône entre Vitrolles et les Pennes-Mirabeau. Comme on est bien, loin des fous !

 

La descente qui suit le col est tranquille, avec des plats herbeux bien agréables pour les gambettes, et la traversée d'un petit troupeau de vaches aucunement dérangées par notre présence. Marine complète son herbier photographique et sa culture botanique en se faisant confirmer quelques noms de fleurs, jusqu’au moment de notre rencontre avec une marmotte très photogénique, qui se découpe en haut d'un rocher: C’est alors elle qui attire les flash et Agnès qui réussit LA photo de cette nouvelle star.

 

Passant devant une ferme (début du retour à la « civilisation »), nous entamons ensuite la dernière montée sur une piste, où les plus sportifs trouvent l’occasion de se lancer un défi en accélérant le rythme. Marine, traileuse émérite, gagne haut la main en parcourant toute la piste à vive allure, pendant qu’une partie du groupe adopte un pas plus lent et décide de prendre un raccourci piétiné par les vaches et bordé de bouses odorantes. L’arrivée au col des Saulces donne lieu à une pause bien méritée, à multiples usages: photos de groupe, grignotage, changement de chaussures, discussion sur les vertus du savon de Marseille pour enlever les taches tenaces, etc.

La dernière descente (800m) constitue une épreuve pour les jambes de chacun, mais notamment pour celles d'Estelle, qui termine l’étape sur les rotules. Ceci dit, les nombreux randonneurs croisés en route et qui grimpent vers le col sous un soleil rayonnant nous semblent nettement plus à plaindre. Quant au paysage qui nous entoure, il compense largement nos efforts par sa beauté et sa variété : parsemé par de nombreuses formations rocheuses remarquables comme des falaises, rochers découpés, brèches en forme d'entonnoir, arche de pierre. Le pique-nique dans la vallée est un moment de détente et de satisfaction, puis une petite promenade nous mène au centre de Pralognan, pour le dernier verre – ou la dernière glace - avant le départ. Jacques peut enfin s'acheter des bâtons de rando dignes de lui, avec des super suspensions ((exit les « junior »). Les adieux ont lieu sur le parking des Bouquetins. Certaines vont encore profiter quelques jours de la montagne, les veinardes !

Pour Marine, au volant de sa voiture, Agnès, Jacques et Estelle, covoiturés, c’est le début du long retour vers Marseille. Et effectivement, le premier embouteillage - mais heureusement le seul - nous attend à Valence. Le citron pressé et le café bus par Marine à Pralognan ont été efficaces. Elle se déchaîne en plaisanteries sur les touristes irresponsables ou inconscients qui s'en vont affronter avec leurs enfants les dangers de Marseille: puanteur, incendie, règlements de compte (de quoi faire des signalements à la Protection de l’Enfance !), ou parcourent des kilomètres dans la chaleur, manquant parfois défaillir, comme ce Parisien à tête de Tintin doublé sur l'autoroute, qui ventilait avec un air agonisant à sa fenêtre.

Au kilomètre 400, Jacques, tout étonné de ne pas recevoir de réponses aux mails envoyés à ses collègues, réalise enfin que le lundi 15 août est un jour férié : il se découvre de nouvelles perspectives de loisirs : kayak ou boulot tout seul dans son bureau ! Et lors de notre arrêt sur une aire d’autoroute après Valence, nous avons droit à un nouvel épisode signé Jacques : Avant de sortir de la voiture, il se pose une question cruciale : Fait-il froid, dois-je mettre ma veste ? Pour constater ensuite qu’il ne fait pas loin de 30 degrés … Finalement, à force de rire, le temps passe vite.

Peu avant l’arrivée à Marseille, l’odeur de brûlé sur l’autoroute est impressionnante, mais l’entrée dans la ville en soirée et un passage sur la Corniche nous permettent de reprendre pied dans la cité avec une certaine quiétude. Il faut sans doute aussi y voir les effets bénéfiques de plusieurs jours de randonnée. Souhaitons que ces effets se prolongent le plus longtemps possible pour tous les participants, non seulement à Marseille, mais jusque dans le Lot, où Agnès part s’installer.

Raid en Vanoise (8-12 août 2016)
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